Uppercut
Cul-terreux
Relents de chan
Chat niçois
Soit dit en passant
Sanglier
Hiératique
Tic et tac
Tactique
Ticket de métro
Troglodyte
Dithyrambe
Ambivalent
Alambic
Bikini
Inhibé le bébé
Béatifié le Yéti
T'imaginer le Képi
Pittoresque du
Durand
Quidam
Damassée
Sectionner le bras
Bracelet
Egaré chez moi
Moitié prise moitié rendu
Dusse-t-il s'en mêlé
Laiton
Ton micmac
Macchabée
Baignant dans le jus
Juron
Ronflement
Mentor
Torpillé
Yéyé Johnny
Nihiliste
Liste noire
Noircie à la flamme
Amériques Soixante-six
Si tu t'y aventures
Ventura te cassera les bras
Raz-le-bol
Bol de riz
Risotto
Ottoman
Mensonge
Songe y
Songe y
Son jeu zigoto
Tauromachie
Machine arrière
Arrière-train
Imbu de sa personne
Sonnerie
Personne ne rit
Personne ne rit ici
Si je t'attrape
Appétissant
Sans les mains
Maintes fois
Foisonnant
Nantie des grandes avenue
Nue sous ta robe
Obéissante et ravie
Viscéralement
Râlement de plaisir
Iroquois
Quoi qu'il en soit
Soit dit en passant
Pas sans craindre
Indre et Loire
Loiret sans vallées
Valet de cœur
Heures trop sèches tu oublieras
Raton laveur de vitre
Vitriolé
Olé compay ayudame
Mes lubies et ma vessie
Si elle craque temps
T'en fais pas
Paletot
Totem et tabou
Bouture de sujet
Jet d'eau
Do mi fa
Façon de se poser
Oser l'impossible
Cible humaine
Haine du macadam
Dames chinoises
Chinoiseries
Riz long grain cuisson rapide
Rapidement dégluti
Utilise tes glouglous
Gloussements
M'en aller gaga
Gabon
Bon pour le moral
Oral de français saboté
Botter en touche rapidement
M'en mettre plein la pansé
Encéphalogramme étrange
Ange Lucifer
Si faire se peux
Peut-être qu'Honolulu
Lutins et nains de jardins
Dingo de toi
Toiles étoilés
Les souvenirs des rires échangés
Gestuelle
Elle a mordu sa lèvre rougie
Rougissement
Enclume
Humectée
Thérapie
Pissenlit
Litière qui pue
Putréfaction
On joue la balle
Ballerine
Inhérent
Rentière
Entièrement
Mandarin
Rintintin
Teint pâle
Palefroi
Froid matinal
Alentours
Tour d'ivoire
Voire là bas si j'y suis
Suissesses
Est-ce la nuit qui tombe
Tombereaux
Rodant
Dents de lait
L'herbe molle
Molletonneux
Neurasthénique
Nikita Kroutchef
Chef cuistot
Stomacaux
Coquelicot
Corrosif
If I stay
Taie d'oreiller
Rayé de la carte
Carterie
Risible
Blennorragie
Agissez
Cétacé
C'est t'assez
Tassez la terre
Air nauséabond
Bon pour un tour de manège
Neige Blanche
Blanche Neige
Ai-je trop poussé
Où c'est que j'ai mis
Mitonner le ragoût
Gouda
Dalaï-lama
Marmite est pleine
Plaines et plateaux
Eau minérale
Ali Baba
Baba au rhum des îles
Il faudrait cesser les sesterces
Herse brandie
Digicode
Code pénal
Haletant
Tant qu'y a de la vie
Vitre à laver
Avé César
Art de rue te salue
Lucarne
Carnivore
Or rien ne va plus
Plutonium
Homme masqué
Ah ce qu'est belle la vie
Vitesse du regard
Gardien de square
Artichaut
Chocolat
Collagène
Gène passagère
Gère ton flouz
Ouzbékistan
Tant que le génotype
Type patibulaire
L'air respiré
Réplique en spirale
Allemagne
Agneau tranché menu
Menu à quatorze cinquante
Quant-à Teddy dès qu'il sortit son feu
Feu d'artifice
Fit ce qui le démangeait
J'ai tiré ils sont tombés
Béret à terre
Terre de feu jonchée de morts
Mormons en charrette
Arrête tes conneries
Rillettes de canard
Hardiment défenestré
Tresser le stress
Est-ce que tu me suis ?
[Oui !]
L'
As
Des
Plis
Jolis
Serait
Joueur
Amateur
Personne
Entraînée
Assurément
Pharamineux
Manipulateur
Charismatique
Glorificatrice
Débrouillardise
Débroussaillante
Publié par obscurantine à 20:39:57 dans O bs c u r a nt in e | Commentaires (0) | Permaliens
La nuit les escaliers mécaniques dorment
Loin des ormes ornés comme des sapins
Ils se cabrent à minuit et arrêtent leur
déroulement de Sisyphe Une patte en
l'air jusqu'au lendemain Enveloppés
dans la lumière légère des diodes
qui chuchotent Ils rêvent La nuit
les rames de métro restent à quai
Et le silence règne sous terre jusqu'au
premier vrombissement Sauf sous les
monceaux de couvertures sales et
bariolées Soulevées régulièrement
par le souffle des corps invisibles
Et prolongeant les fresques carrelées
qui éclatent de froid La nuit le sang
cesse de couler dans les artères de
la ville La nuit que j'ai traversée de
part en part Me remue en journée
Ma tête inclinée sous le fardeau
du sommeil Ma tête comme la
pointe d'une épée qui ruisselle
Signe de la basse besogne
achevée La veillée a
marqué mon visage
et mit de l'écarlate
dans les yeux Les
plus petits
vaisseaux
ont cédé
Brisés de
fatigue
J'ai pris la relève de mon propre tour de garde
Bientôt la nuit me bercera Et son manteau
veillera mon silence J'éprouve comme une
sorte de liberté coupable D'aller contre le
rythme commun Des hommes de mon
temps La nuit décélère et dégénère
en oubli
Publié par obscurantine à 22:15:16 dans O bs c u r a nt in e | Commentaires (0) | Permaliens
Le souffle manquant
Les diables souffrent en progressant
Dans les galeries obscurantines
Où ne brille que leur front
Le dédale des entrailles du mont
Avale avant l'aube andine
Ceux qui abattent le minerai
La poitrine et le visage défaits
Au dehors c'est le sourire édenté
D'un vieillard de quarante ans
Qui parle seul et suffisamment
De la mort lente accélérée
Car les diables pour jouir du froid
Au revers des lunes souterraines
Inhalent sur le chemin de croix
La fine poussière péruvienne
Et quittent mourants la galaxie
De Compostelle pour les damnés
Où Perséphone ne les gracie
Que le temps d'y retourner
La soif d'oxygène aux enfers
S'épanche dans la feuille de coca
Elle est le souffle nécessaire
Aux diables de là-bas
Elle est la barque salutaire
Des vieux sur le grabat
Elle est le vaste sanctuaire
Des descentes au sabbat
Elle est la source d'espérance
Des hommes qui dans les mines
Font danser les nymphes
obscurantines
Publié par obscurantine à 22:11:30 dans O bs c u r a nt in e | Commentaires (0) | Permaliens
Compatis Compatis Compatis
Et nous compacterons nos
compassions À cinq heures
une minute tous ensemble
Nous nous regarderons
comme des cons
Compatis
Compatis
Compatis
Pense
aux
cent
cinquante
deux
âm
e
s
Pa
rties
Parties
Parties
Ramper sous
les débris de l'avion
Compatis Compatis
Compatis Prie
pour qu'on
mette un
nom Sur
ces lam
beaux
de ch
air en
déso
rdre
Sur
ces vi
laines dent
itions Compatis
Compati
sCompa
tis Et
fait
chuter
le cours
des compagnies
Qu'elles pâtissent
bien des dégâts Et
paient le prix des
passagers
rôtis
Silence on identifie les corps On déleste le fardeau Quand les gènes
parleront On desserrera l'étau Qui tient le cœur des familles
meurtries Plus françaises que jamais Au centre même de
Paris Nous sommes tous antillais Ces familles on les filme
Et on les fait parler On leur parle On leur installe une
cellule psychologique Le deuil ! Voilà ce qu'elles
entament C'est parait-il un travail Un travail
bien long Un travail qui ne paie pas Et qui
vous occupe toute une vie C'est à les
entendre dire un bien mauvais
investissement Pas de
contrepartie À part
une célébrité
macabre
Trois
plans de larmes à la télévision Pour cette dernière, faites pâle figure
Faites le jeûne de la blague La grève de la poignée de main Une
défaite de sourires Une mine de drapeau en berne Auscultez-
vous le dedans Recueillez-vous Montrez comme l'entreprise
s'unit Comme elle s'unit en silence Comme elle s'unit une
minute Et qu'elle oublie les profits La minute est finie
Bouffi le pays sort De sa courte léthargie Mais
combien de fois vous le dirai-je ? Pas besoin
du grégaire Pas de bras étrangers à la
tragédie Qu'on est besoin de serrer
Les ondes qui pleurent m'énervent
Gardez vos hommages répugnants
Gardez vos enfants loin de ces
cérémonies Je suis comme eux
seul...
Je
pense
mille fois
plus aux morts
qu'en votre compagnie
Publié par obscurantine à 22:09:50 dans O bs c u r a nt in e | Commentaires (0) | Permaliens
Un père assis préserve son enfant de ses rêves légitimes. Ceux d'une
projection dans un corps d'adulte, sans aucune limite vraiment. Un
corps futur calqué sur une future ombre qui se conforte. C'est le
pari innocent, d'une personnalité en marche. Le père dit à sa
graine que ses rêves sont légitimes. Et la graine s'invente
des rêves, et des nouveaux, et des nouveaux. Elle
pousse dans tous les sens, pour agripper des
pommes, goûter la moutarde, elle s'étend,
elle s'étend. Bientôt la graine
commence à se douter que
certains métiers se jouent
d'elle. nQu'ils fuient, sans
le dire - en nous laissant
supposer qu'on fera tous
les métiers - que eux ne
sont pas partis mais
qu'ils n'ont jamais
vraiment existé
pour elle. La
graine,
l'enfant,
les rêves
persistent...
et des métiers
affirment qu'ils les
feront tous. À puit-
pierre-feuille-ciseau on
s'accorde maintenant à se
désengager à l'avenir du vol
professionnel de rubis. Mais à-
part lui on les fera tous. J'aurai
le choix, tu auras le choix, nous
aurons le choix. Papa assure à sa
graine que les astronautes ont eu le
choix. Et aujourd'hui ils rient au hublot
de leur station.Dans l'esprit de son enfant,
la station dérive lentement ; son timonier est
le Chaos. Les embrassades à la santé des aventures
se multiplient là dedans. Chacun parle de son propre
chemin de croix, celui qui tend vers une esplanade,
un autel de marbre blanc sur lequel la réalisation
d'un rêve se métamorphose en vocation.
Confidences pour confidences, on boit
des petites planètes vertes à la santé
de Peter Pan. Et entre éclats de rire
et sourires aux filles, les uns après
les autres ont fait nos adieux à la
terre bleue des parents. Ingrats
et innocents. Ainsi perlent des
moments bénis, et des heures
plus longues que les sommeils
du soleil s'étirent... et s'étirent,
encore jusqu'à la nuit : un point
caché ou une union amoureuse. C'
est la face cachée d'un astéroïde, qui
fait une couverture de néant à la station,
une couverture noire de vide. Il perle des moments
bénis, au hublot les « legos » de M.I.R s'enfuient, comme autant de
vêtements où s'emmitoufle un vaisseau. Pour renforcer la coque
certains sortent dehors. Ces marins du vide qui donnent vie,
au vaisseau sidéral dont la gigantesque station accouche...
naturellement, sans efforts, en semant dans son sillage
les eaux, les débris de sa carapace. Les flottements
de la vie en bas âge commencent, quelques cris, l'
enfant dort. Le père se tait et ferme son conte.
Il se tait, se lève et ferme la porte qui mime
les murs, qui écoute et réfléchit. Elle
tombe dans des abîmes, pour écrire
se mutile... et anticipe la chute du
rêve de l'enfant, pendant laquelle
la pesanteur n'est plus. Là,
quelques hémophiles
spationautes
s'ébahissent
de crever
loin.
Publié par obscurantine à 22:06:45 dans O bs c u r a nt in e | Commentaires (0) | Permaliens